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Légalisation du cannabis et grossesse.

Publié le :
Par : L’équipe de nutritionnistes de Nourrir la vie | Dispensaire diététique de Montréal

En fonction de la légalisation récente du cannabis, le Dispensaire publie à nouveau un texte relié aux risques associés à l’usage du cannabis pendant la grossesse.

Durant la grossesse, la consommation de cannabis pose-t-elle un risque pour le bébé ? Oui.  La consommation de cannabis (marijuana) pendant la grossesse comporte des risques pour le fœtus, même en petites quantités.

La consommation de cannabis est à éviter avant, pendant et après la grossesse. D’une part, l’ingrédient actif du cannabis, le THC (delta 9-transtétrahydrocannabinol), est transmis au fœtus par le placenta. Cette substance peut rester dans le corps du fœtus jusqu’à 1 mois et demi après une consommation et peut avoir des effets néfastes sur son développement. La marijuana d’aujourd’hui est beaucoup plus puissante : elle contient 300 % à 400 % plus de THC et souvent d’autres produits très nocifs qui varient selon le producteur et le vendeur.

D’autre part, le cannabis a le même effet vasoconstricteur que la cigarette, c’est-à-dire qu’il réduit la taille des vaisseaux sanguins. Ainsi, lorsque la mère fume de la marijuana, le fœtus reçoit moins de nutriments et d’oxygène, ce qui nuit à son développement.

Plusieurs risques (non exhaustifs) pour le bébé ont été associés à la consommation de cannabis pendant la grossesse :

  • faible poids à la naissance;
  • retard de croissance;
  • petite taille;
  • petite circonférence crânienne;
  • troubles d’apprentissage, d’attention, de comportement, de la mémoire et du sommeil;
  • hyperactivité, impulsivité;
  • délinquance;
  • troubles des fonctions exécutives (planification, organisation);
  • troubles psychiatriques (anxiété, dépression).

Les effets sur la croissance et sur le risque de prématurité semblent être plus élevés avec une exposition plus fréquente ou de longue durée par rapport à une exposition peu fréquente ou de courte durée. Par exemple, un retard de croissance plus important a été observé lorsque la mère a consommé du cannabis tout au long de la grossesse. Une légère diminution de la durée de la grossesse (prématurité) a aussi été observée avec une consommation de 5 fois par semaine ou plus. Il n’en demeure pas moins que toute consommation, fréquente ou occasionnelle, présente un risque pour la santé du fœtus. Même la fumée secondaire n’est pas sans risque. Pour en savoir plus, consulter l’article suivant.

Une abstinence est donc de mise pendant la grossesse. Si une abstinence n’est pas possible, une diminution de la consommation doit être envisagée avec un support professionnel pour soutenir la mère dans ce processus.

Il est primordial de toujours aviser et consulter le médecin traitant lorsqu’il y a dépendance (drogue, alcool, tabac).

RESSOURCES

CHUM ST-LUC, SERVICE DE MÉDECINE DES TOXICOMANIES

Téléphone : 514 890-8321

Site Internet : http://www.chumontreal.qc.ca/patients-et-soins/departements-et-services/toxicomanie

CENTRE DE RÉADAPTATION EN DÉPENDANCE DE MONTRÉAL (CENTRE DOLLARD-CORMIER)

Téléphone : 514 385-1232

Site Internet : http://dependancemontreal.ca/contact

CENTRE D’INTERVENTION LE ROND-POINT

Téléphone : Sans frais : 1-877-962-7333

Site Internet : http://www.lerondpoint.org/

DROGUE : AIDE ET RÉFÉRENCE

Téléphone : 514-527-2626 ou 1-800-265-2626

(24 h par jour, 7 jours par semaine, service sans frais et bilingue)

Site Internet : www.drogue-aidereference.qc.ca

MOTHERISK

Téléphone : 1-877-327-4636 (9 h à 17 h, du lundi au vendredi, service en français et en anglais)

Site Internet : www.motherisk.org (en anglais seulement)

PARENTRAIDE

Montréal : 514-288-555
Autres régions : 1-800-361-5085

TOXQUEBEC.COM

Site Internet : http://www.toxquebec.com/ressources/centres-de-traitement.html

(pour tout le Québec).

Autres ressources : http://www.toxquebec.com/ressources/prevention.html

 

 

 

L’Agence de la santé publique du Canada a contribué financièrement à la production de Nourrir la vie.

Les vues exprimées ici ne reflètent pas nécessairement la position officielle de l’Agence de la santé publique du Canada.