L’alimentation de la mère affecte-t-elle la valeur nutritive du lait maternel?

Mis à jour le: Sep 28, 2017

Oui, l’alimentation de la mère influence la teneur en nutriments de son lait. De manière générale, la concentration en certaines vitamines et en oméga-3 est plus influençable. Il en est toutefois autrement pour la teneur en minéraux, gras, sucre et protéines qui demeure inchangée.

D’abord, seule la teneur en gras oméga-3 présent dans le lait dépend des apports alimentaires de la mère. Si la mère consomme beaucoup de sources d’oméga-3, tels les poissons gras, son lait en contiendra plus. Les oméga-3 sont essentiels au développement du cerveau du bébé.

La présence des vitamines B et C dans le lait maternel est aussi influencée par l’alimentation de la mère. Par ailleurs, pour la femme qui consomme peu ou pas de produits d’origine animale doit s’assurer d’un apport en vitamine B12 suffisant, en consommant soit des aliments enrichis ou des suppléments. Par exemple, les aliments ou boissons à base de soya sont souvent enrichis en B12. Des cas de déficience en vitamine B12 ont été observés chez des nourrissons allaités dont la mère était végétalienne.

Enfin, la présence des vitamines A, D, E et K dans le lait maternel est également complémentaire à l’alimentation de la mère. Une attention particulière doit être portée à la vitamine D puisque le lait maternel en contient très peu. Les bébés allaités sont d’ailleurs plus à risque de carence. Il est donc conseillé, pour tous les bébés allaités, de leur offrir un supplément de vitamine D de 400 unités internationales (UI) par jour.

Ainsi, d’un point de vue théorique, l’alimentation de la femme affecte la composition de son lait maternel. Il est désirable que la mère ait une alimentation variée et le plus équilibrée possible pour s’assurer que son lait contienne tout ce dont son bébé a besoin. Certains professionnels recommanderont la poursuite de la multivitamine prénatale durant la période d’allaitement.

Somme toute, le lait maternel s’adapte très bien aux besoins nutritionnels de l’enfant et demeure l’aliment de choix et exclusif pour les 6 premiers mois. Une évaluation nutritionnelle individualisée avec une nutritionniste afin de prévenir toute carence alimentaire pourrait s’avérer bénéfique dans certains cas plus particuliers (troubles alimentaires, végétalisme, insécurité alimentaire, etc.).

Références

Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux (Agence SSS) de la Mauricie et du Centre-du-Québec. (2004). Vers une culture d’allaitement. Document d’autoformation. Trois-Rivières.



American Academy of pediatrics. Policy statement. (2012). Breastfeeding and the use of human milk. Pediatrics, 129(3), e827 -e841



Riordan, J. (2004). Breastfeeding and human lactation (3e éd.). Sudbury, Massachusetts: Jones and Bartlett publishers.



Ross, C., Caballero, B., Cousins, RJ., Tucker, KL et Ziegler, TR. (2014). Modern nutrition in health and diseases (11th ed.). Philadelphia, United States of America: Lippincott Williams & Wilkins



 

 

En collaboration avec les intervenantes du Dispensaire

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