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Doit-on donner des suppléments de vitamines et de minéraux aux jeunes enfants ?

Publié le :
Par : L’équipe de nutritionnistes de Nourrir la vie | Dispensaire diététique de Montréal
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La prise de suppléments de vitamines et de minéraux n’est pas recommandée de façon générale pour les enfants. Cependant, dans certaines situations, un supplément peut être utile et peut être recommandé par un médecin ou une nutritionniste.

À partir de 1 an, le jeune enfant ayant une alimentation variée, qui mange généralement des aliments provenant des quatre groupes alimentaires à chacun des repas et d’au moins deux groupes alimentaires aux collations, comblera ses besoins en vitamines et minéraux. Il n’a donc pas besoin de prendre un supplément. Il est intéressant de constater que les familles ayant un haut niveau d’éducation et de saines habitudes de vie sont plus enclines à donner des suppléments de vitamines et de minéraux à leurs enfants, alors que ce n’est probablement pas nécessaire dans la majorité des cas.

Une exception toutefois : la vitamine D. Il est suggéré de prendre note des recommandations spécifiques en ce qui concerne le supplément de vitamine D pour les nourrissons et les jeunes enfants (voir Les suppléments de vitamine D pour les nourrissons de 0 à 12 mois : À qui donner ? ).

Certains enfants n’ont pas beaucoup d’appétit ou sont très sélectifs dans leur alimentation ce qui peu inquiéter les parents. Dans ces cas, plusieurs stratégies pour favoriser l’appétit et la découverte des aliments peuvent aider (voir Étude de cas Ming : Comment aider un enfant ayant peu d’appétit ? ). Le supplément ne doit pas être considéré comme la première solution pour ces enfants, car jamais il ne sera aussi complet que les aliments et ne peut en aucun cas les remplacer.

Dans certaines situations, un enfant peut présenter un risque de carence en vitamines et minéraux et pourrait devoir recourir à un supplément. Il est alors important de consulter un médecin ou une nutritionniste, selon le besoin, pour évaluer l’état de santé de l’enfant et la nécessité de lui offrir ce genre de produit.

Exemples de situations à risque de déficience en vitamines et/ou minéraux :

  • Les enfants qui souffrent de troubles alimentaires importants comme l’anorexie ou d’un manque d’appétit chronique.
  • Les enfants végétariens ou végétaliens.
  • Les enfants soumis à une diète restrictive en raison d‘allergies alimentaires, d’obésité ou de maladies chroniques (diabète de type 1, maladie coeliaque, etc.). Ces restrictions les privent de plusieurs aliments et, de ce fait même, de plusieurs vitamines et minéraux.

De manière générale, si le parent est préoccupé par l’alimentation de son enfant, il lui est recommandé de consulter une nutritionniste. Celle-ci pourra évaluer la situation et donner les conseils et astuces nécessaires pour l’aider à faire des choix éclairés en matière d’alimentation de l’enfant.

Voici des outils de référence pour des renseignements sur la saine alimentation :

Références

  • American Dietetic Association. (2001). Position of the American Dietetic Association: Food fortification and dietary supplements. Journal of the American Dietetic Association, Volume(101), 115-125.
  • Rock, C. L. (2007). Multivitamin-multimineral supplements : who uses them? TheAmerican Journal of Clinical Nutrition, Volume(85), 277S-279S.
  • Vatanparast, H., Adolphe, J. L., Whiting, Susan J. (2014). Statut socioéconomique et consommation de suppléments de vitamines et minéraux au Canada. Repéré à http://www.statcan.gc.ca/pub/82-003-x/2010004/article/11349-fra.htm

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