Nourrir la vie Un programme du Dispensaire | La référence en nutrition périnatale, de la grossesse au nourrisson.

Y a-t-il des risques à introduire les aliments complémentaires trop tard (après l’âge de 6 mois) ?

Publié le :
Par : L’équipe de nutritionnistes de Nourrir la vie | Dispensaire diététique de Montréal
risques-introduire-aliments-complementaires-trop-tard

Les aliments complémentaires devraient être introduits vers l’âge de 6 mois. L’introduction tardive (après l’âge de 6 mois) peut nuire à la croissance du bébé et au développement de son comportement alimentaire.

Après l’âge de 6 mois, chez un bébé né à terme, le lait maternel et les préparations commerciales pour nourrisson ne suffissent plus à combler ses besoins en énergie et en nutriments tels que les protéines, le fer, le zinc, les vitamines A et D.

Pour ce qui est du fer, le nourrisson possède à la naissance des réserves pour les premiers 6 mois de sa vie. Ensuite, il a besoin des aliments pour combler ses besoins en fer. Sans cela, il risque de développer une carence en fer et de l’anémie. Ces conditions nuisent à la santé et au développement du nourrisson. Elles sont, entre autres, associées à un système immunitaire réduit et à des retards irréversibles sur le développement des fonctions cognitives du nourrisson. Ainsi, l’aliment à introduire en premier lieu est la viande, comme elle est riche en fer. Pour en savoir plus, cliquez ici.

D’autre part, la mastication implique des mouvements complexes qui sont possibles grâce à la maturité du système neuromusculaire, mais également grâce à l’exposition aux aliments qui stimule le développement des habiletés pour ces mouvements. Santé Canada recommande d’offrir des textures douces et des aliments à manger avec les doigts à partir de 6 mois :

  • aliments grumeleux
  • aliments cuits jusqu’à tendreté et finement hachés
  • aliments en purée
  • aliments écrasés ou broyés.

À cet âge, il est important que bébé commence à se familiariser autant avec les textures que le goût des aliments. À 8 mois, l’enfant devrait être capable de manger d’autres textures que la purée, sans quoi, à l’âge de 1 an, il acceptera mal les aliments et leur texture. La première année de vie est donc une phase critique du développement des préférences associées aux saveurs et textures. Enfin, vers l’âge de 1 an, bébé devrait être en mesure de manger le même menu que le reste de la famille, seules les textures devant être adaptées (aliments tendres broyés, écrasés ou en morceaux).

En somme, si les aliments complémentaires sont introduits trop tard, non seulement l’enfant devient à risque de carences en nutriments, mais il peut lui être difficile d’accepter différents aliments et textures, et ainsi devenir très sélectif dans son alimentation. Pour savoir comment agir avec un enfant sélectif, consulter l’étude de cas suivant.